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Brand owners sucked in by Canopy’s embarrassing boo-boos

Le groupe environnemental Canopée, qui est basé à Vancouver, a lancé une campagne mondiale contre les emballages de papier et de carton, affirmant que trois milliards d’arbres « disparaissent sous forme d’emballages » chaque année, l’industrie laissant « sur son passage des forêts dépeuplées, des systèmes forestiers dégradés, des espèces menacées et un climat de plus en plus instable ».

Canopée ne mâche pas ses mots. Mais est-ce la vérité? En ce qui concerne le Canada, cela est faux.

Pour un groupe basé à Vancouver, Canopée démontre une méconnaissance alarmante des faits concernant les emballages au Canada. Par exemple, la plupart des emballages de papier et de carton fabriqués par les usines canadiennes contiennent déjà 100 % de matières recyclées! Ils ne sont pas faits (comme le prétend Canopée) avec « l’habitat d’espèces en voie de disparition comme les orangs-outans ou les caribous ». Ils sont fabriqués à partir de boîtes usagées recueillies auprès des usines, des supermarchés, des bureaux et des foyers canadiens. Et ce depuis des années, y compris à Vancouver. Ces emballages n’ont donc pas une « empreinte écrasante » sur les forêts, la biodiversité et le climat du monde.

La petite quantité de fibres vierges qui est utilisée pour fabriquer des emballages de papier et de carton au Canada ne provient pas non plus des forêts « anciennes », dans le sens normal du terme. Pour la plupart des gens, « ancien » signifie vieux, voire très vieux. En fait, les forêts du Canada sont relativement jeunes; la plupart n’ont pas plus de 41 à 120 ans. Et puisque Canopée fait allusion à la forêt boréale canadienne, devinez quel pourcentage des arbres qui s’y trouvent ont plus de 200 ans : à peine 1 % (voir les données de l’Inventaire forestier national). Qualifier la forêt boréale canadienne d’« ancienne » est à la fois trompeur et exagéré.

De plus, Canopée omet, comme par hasard, de mentionner que de nouveaux arbres sont plantés pour régénérer la forêt. Au Canada, la loi provinciale exige que les zones exploitées soient régénérées avec succès après la récolte, soit naturellement, soit par des moyens artificiels (plantation et semis). Cela fait en moyenne plus de mille nouveaux semis par minute au Canada, soit 615 millions plantules par année venant compenser ce qui a été récolté

Loin de « laisser sur son passage des forêts dépeuplées » (comme le prétend Canopée), l’industrie de l’emballage de papier et de carton au Canada n’est pas responsable de la déforestation. La principale cause de la déforestation au Canada n’est pas la foresterie, mais plutôt la conversion des terres forestières en terres agricoles, et ce depuis des années. Canopée le sait, ou du moins cela lui a été dit à de nombreuses reprises.

paper packaging

Canopée laisse également l’impression que les boîtes de pizza et les boîtes utilisées pour l’expédition de marchandises sont utilisées une seule fois avant d’être mises au rebut. En fait, on estime qu’au moins 85 % des caisses de carton ondulé sont récupérées au Canada. Dans une province, le système de collecte résidentielle à l’aide des boîtes bleues permet d’envoyer au recyclage 98 % des boîtes de carton ondulé qui se retrouvent dans les domiciles. Cette boucle de recyclage continue maximise l’utilisation des fibres de papier et contribue à l’économie circulaire.

Autres faits sur la forêt

Voici d’autres faits sur la forêt canadienne que les dix fabricants (de vêtements pour la plupart) qui appuient la campagne de Canopée devraient connaître :

  • 99,8 % des forêts du Canada ne sont pas exploitées du tout au cours d’une année donnée
  • Le 0,2 % des forêts qui est exploité l’est principalement pour le bois d’œuvre (pour la construction de maisons, d’hôpitaux, etc.) et des volumes plus faibles sont récoltés pour les pâtes et papiers. La zone récoltée est assujettie non seulement aux pratiques provinciales de gestion durable des forêts qui comprennent la régénération obligatoire, mais aussi à des vérifications de certification par des tiers indépendants, y compris celles effectuées par un organisme de certification dont Canopée vante régulièrement les qualifications.
  • Le Canada est le chef de file mondial pour ce qui est de la quantité de forêts certifiées comme étant gérées de façon durable par un organisme indépendant. On y trouve actuellement plus de 37 % des forêts certifiées dans le monde.

Il y a une leçon à tirer ici pour tous les propriétaires de marques. Nous vous félicitons de vous engager dans des causes environnementales. Mais s’il vous plaît, veillez à ne pas vous laisser embarrasser publiquement en associant votre nom et votre crédibilité à des revendications fautives et trompeuses comme celle de Canopée. Les faits sont importants.

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John Mullinder

John Mullinder, Executive Director, PPEC - Regular posts on environmental and sustainability issues impacting the Canadian paper packaging industry

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